Le blog pour faire du marketing de contenu, du storytelling et envoyer de la paillette est un grand classique. Mais pour ce premier post, je mets un peu de côté le référencement et le marketing pour écrire à cœur ouvert.

Depuis quelques temps, j’ai changé de vie et ça n’a pas été de tout repos. Ce virage a commencé en 2015, quand j’ai quitté le  Poitou, un emploi relativement stable, pour rejoindre Monsieur Koala dans le Pays basque. Puis après quelques expériences en tant que salariée dans notre nouvelle terre d’accueil, je me suis mise à mon compte comme concepteur – rédacteur. C’était il y a 6 mois.

Mais revenons un peu en arrière. Tous les 2, Monsieur Koala et moi, avions cette idée fixe, je dirais même cette obsession. Amoureux de nature et de grands espaces (plutôt l’océan pour monsieur et la montagne pour madame), nous voulions vivre dans un cadre de vie qui nous correspondait réellement. Entre océan et montagne et à quelques enjambées de mes origines et de ma famille espagnoles, le Pays basque était pour nous la terre d’accueil rêvée. Et après 6 à 8 mois de prospection, le pas a été sauté plus simplement que prévu.

Comment fait-on pour changer de vie ?
Est-ce qu’il y a un mode d’emploi ?
Est-ce risqué ?

Au rayon « développement personnel », on lit beaucoup de recettes pour mener une bonne reconversion et de méthodes pour maximiser ses chances (bullet journals, morning routines, etc.)… Tout cela vous servira peut-être à mûrir votre projet ou préciser votre choix mais au final seule votre volonté l’emporte. Oui, c’est très cliché dit de cette façon mais vous êtes le seul maître de votre destin et de comment vous parviendrez à faire de votre rêve un plan d’action concret. L’obstination et la méthodologie me semblent être 2 paramètres importants. Le choix du cadre de vie a également été un moteur pour nous. Je ne pense pas que je me serais sentie aussi confiante en l’avenir si le moteur avait été celui d’une opportunité professionnelle. Personnellement, c’est la perspective d’améliorer mon cadre de vie qui m’a portée. Ce qui signifiait de réellement sortir de sa zone de confort et personnellement, je ne trouve rien de plus excitant.
Après, cela va de soi, tous les métiers ne sont pas adaptés au mode de vie freelance ou au « digital nomadisme » (terme à la mode ces temps-ci). Il faut un contexte propice, un minimum de contacts, des compétences à exploiter, un goût pour la prise d’initiative, etc. Mais si vous ressentez un intense besoin de changement professionnel alors peut-être que cet article vous guidera un peu.

Andreas Chu


Cadre de vie : le premier jalon à poser

C’était pour moi le premier jalon à poser dans ce projet de changement de vie. Sans nature et grands espaces à proximité, je suis comme une plante qui souffrirait de déficit de lumière. Je me flétris, je fane… je déprime. Bref, pas un joli tableau. La nature est pour moi essentielle, ceux qui me connaissent le savent bien. Si nous avons décidé de migrer, c’est justement parce que nous avions besoin d’être au contact de la nature, en plus de l’envie de pratiquer plus facilement les sports outdoor que l’on aime tant (surf pour lui, rando équestre pour moi).

Je ne saurais pas trop comment décrire ce rapport qui nous lie à la nature, mais il est certain qu’il est vital. Pas la peine de vous assommer d’études, de chiffres ou de données. On sait aujourd’hui qu’une balade dans la nature (ça marche pour la forêt, l’océan, la montagne, etc.) est le meilleur des remèdes à nos maux, qu’ils soient physiques ou psychologiques. Simplement parce que nous sommes des êtres humains, petit maillon d’un écosystème, dont nous avons besoin physiologiquement. Du coup, mon conseil est le suivant : si vous prévoyez de changer de vie, ne négligez pas votre cadre de vie. Je n’ai rien contre Paris et les grandes villes. Certaines personnes sont faites pour le cadre de vie urbain ou semi-urbain. L’effervescence qui y règne est pour ces personnes un besoin tout aussi primordial. Que vous soyez plutôt de nature introvertie ou extravertie, que vous ayez besoin ou non des autres pour avancer, dans tous les cas, je crois qu’il est nécessaire de se sentir bien dans son environnement proche. C’est sûrement dans ces conditions que votre créativité et votre motivation seront décuplées.

Bref, je ne m’étendrai pas davantage sur le cadre de vie qui reste malgré tout un sujet très personnelle. A mes yeux, s’installer dans un environnement qui soit en phase avec nos besoins et notre personnalité est essentiel.

Second step : réaliser que je ne suis pas faite pour le salariat

De manière générale je n’apprécie guère les injonctions contradictoires, les pressions disproportionnées et sans réelle prise de recul, subir les sauts d’humeur ou l’esprit de compétition de certains chefs ou collègues… Cela vous parle aussi, peut-être ? Après plusieurs années passées à cumuler les expériences pro – « cumuler » n’est pas un terme très positif mais utilisé volontairement pour montrer que mon objectif était alors de chercher « LE job épanouissant » – j’ai réalisé que le monde professionnel pouvait être assez rude et que la voie que j’avais choisie ne me rendait pas forcément heureuse. 

Petit à petit, j’ai réalisé que le salariat ne me correspondait plus. Du moins à ce moment précis de ma vie. Ce déclic n’est pas tombé du ciel, comme par magie. Il a été précédé de nombreux doutes et d’une nécessité de « faire une coupure » de 6 mois, au contact de la nature (et voilà que je vous parle encore d’elle !) avec une formation en lien avec une de mes passions. Quoi qu’il en soit, je n’ai jamais perdu espoir. J’avais envie de m’émerveiller à nouveau au travail et c’est devenu mon deuxième objectif. J’y étais déjà parvenu à travers l’écriture sur des sujets qui me passionnaient comme l’environnement. A travers la pratique de sports outdoors, de voyages, de balades en pleine nature, etc. La clé était donc peut-être là, sous mon nez. Et si je me lançais enfin ? Parfois, il faut juste savoir écouter ce que notre instinct nous chuchote à l’oreille.

Last but not least : avoir un plan d’action 

Je ne vais pas mentir : être freelance implique quelques renoncements (pour ceux qui rêvent par exemple d’obtenir un beau crédit immobilier pour la  maison de leur rêve, encore que, tout dépend votre territoire d’implantation…). Mais aussi et surtout, un immense bonheur à la clé quand vos premiers contrats arrivent.

C’est un statut qui vous permet d’allier vos compétences et vos passions, de choisir vos clients et missions, de profiter un peu plus de votre cadre de vie (vous comprenez maintenant pourquoi j’en ai parlé au tout début ?), de vos proches, etc. Bref, d’être un peu plus libre. A condition d’être organisé et d’avoir défini au préalable le fameux « plan d’action ».

En 2018 donc, après avoir mis fin à mon dernier contrat de salariée en rupture conventionnelle (il est évident que je déconseille de démissionner de manière irréfléchie), je me suis déclarée en tant qu’auto-entrepreneur. C’est très simple, cela prend une vingtaine de minutes sur le site du CFE de l’’URSSAF. Ce qui est un peu plus complexe, en revanche, est de mettre en œuvre les outils qui contribueront à votre réussite. C’est à dire l’identification de vos cibles, la définition d’un business plan (si nécessaire), d’un budget prévisionnel, d’un rétroplanning, de vos outils de communication, la comptabilité, définir votre grille tarifaire et votre tarif journalier, etc. Difficile de prévoir sur le long terme, le maintien de la demande mais ne partez surtout pas défaitiste d’avance.

Ces tâches peuvent sembler complexes au départ mais de nombreux acteurs peuvent vous accompagner : CCI, collectivités territoriales, couveuses d’entreprises, certains espaces de coworking…

Webographie utile :

◾ www.auto-entrepreneur.fr = ma bible pour tous renseignements sur le statut, les aspects juridiques, l’administratif…
◾ www.autoentrepreneur.urssaf.fr = pour faire sa déclaration de chiffre d’affaires mensuelle ou trimestrielle. Egalement pour votre déclaration initiale si vous proposez des prestation de services non commerciaux.
◾ www.secu-independants.fr = comme son nom l’indique, pour toute question relative à la couverture santé des indépendants. Bon à savoir : si vous avez un statut salarié en parallèle vous pouvez rester rattaché à la CPAM.
◾ www.les-aides.fr = pour connaître les aides à la création (ou reprise) d’activité

Que les plus allergiques aux aspects administratifs se rassurent, au final, ces tâches se font progressivement, de manière naturelle. Comme pour beaucoup de choses, on apprend sur le tas. Quant à la micro-entreprise, c’est la forme juridique la plus simple qui soit concernant la paperasse. A vous de voir, si c’est un statut qui vous convient, ou s’il ne serait pas plus sage de le considérer comme un « statut transitoire » avant d’envisager un autre type de société individuelle ou collective.

J’espère que cet article très personnel vous aura apporté quelques réponses sur le choix d’un statut d’indépendant.

A RETENIR :

  • Se donner les moyens d’avoir un cadre de vie satisfaisant 
  • Avoir un déclic professionnel (ou sortir volontairement de sa zone de confort)
  • Définir son plan d’action avec l’aide des organismes compétents
  • Se déclarer en tant que freelance et se saisir des bons outils

 

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